Créé par la loi de financement de la sécurité sociale pour 2026, le congé supplémentaire de naissance constitue un nouveau droit permettant aux parents d’interrompre leur activité professionnelle pendant une durée supplémentaire d’un ou de deux mois après la naissance ou l’adoption d’un enfant. (Loi n° 2025-1403 du 30 décembre 2025 de financement de la sécurité sociale pour 2026).
Ce congé est entré en vigueur le 1er juillet 2026, après la publication des décrets d’application du 30 mai 2026. (Décrets n° 2026-419, n° 2026-425, n° 2026-427 et n° 2026-428 du 30 mai 2026)
Quels salariés peuvent bénéficier du congé supplémentaire de naissance ?
Le congé supplémentaire de naissance bénéficie aux salariés remplissant les conditions d’ouverture du droit aux indemnités journalières de maternité ou de paternité.
Le congé est ouvert aux parents :
- des enfants nés à compter du 1er janvier 2026 ;
- des enfants adoptés à compter de cette même date ;
- des enfants nés avant le 1er janvier 2026 lorsque leur naissance était initialement prévue à compter de cette date.
Peuvent bénéficier du congé supplémentaire de naissance :
- la mère de l’enfant ;
- le père ;
- le conjoint, la conjointe, le partenaire lié par un PACS ou le concubin de la mère ayant bénéficié du congé de paternité et d’accueil de l’enfant ;
- les parents adoptants.
A noter :
Chaque bénéficiaire dispose d’un droit personnel au congé. Il ne peut ni être cédé ni être transféré à l’autre parent.
Quelle est la durée du congé ?
Chaque parent peut choisir de bénéficier :
- soit d’un congé d’un mois ;
- soit d’un congé de deux mois.
Lorsque le salarié opte pour un congé de deux mois, celui-ci peut être fractionné, mais uniquement en deux périodes d’un mois chacune.
Chaque parent choisit librement la durée de son congé. Les deux parents peuvent ainsi :
- prendre leur congé simultanément ;
- le prendre de manière alternée ;
- choisir des durées différentes (un mois pour l’un, deux mois pour l’autre).
A noter :
Le congé est calculé de date à date. Ainsi, un congé d’un mois débutant le 15 juillet prend fin le 14 août.
Comment le congé s'articule-t-il avec les autres congés familiaux ?
Le congé supplémentaire de naissance ne peut, en principe, être pris qu’après l’épuisement intégral des droits au congé de maternité, de paternité et d’accueil de l’enfant ou d’adoption. Ainsi, par exemple, un père salarié ne pourra bénéficier du congé supplémentaire qu’après avoir pris l’intégralité de son congé de paternité.
Le congé supplémentaire intervient donc nécessairement après l’un de ces congés, sans qu’il soit toutefois obligatoire qu’il lui soit immédiatement accolé.
Par exception, cette condition n’est pas exigée lorsque le salarié n’a pas pu bénéficier de tout ou partie de son congé de maternité, de paternité ou d’adoption faute de remplir les conditions permettant son indemnisation.
Dans quel délai le congé supplémentaire de naissance doit-il être pris ?
Le congé supplémentaire de naissance doit débuter dans un délai de neuf mois à compter :
- de la naissance de l’enfant ;
- ou de son arrivée au foyer en cas d’adoption.
Lorsque le salarié choisit de fractionner son congé en deux périodes d’un mois, chacune des deux périodes doit débuter dans ce délai de neuf mois.
L’Assurance maladie précise notamment que :
- Lorsque le congé est pris en une seule fois (deux mois consécutifs), le premier mois doit débuter au plus tard le dernier jour du neuvième mois suivant la naissance ou l’arrivée de l’enfant. Le congé peut alors se terminer jusqu’au dernier jour du onzième mois ;
- Lorsque le congé est fractionné en deux périodes d’un mois, la seconde période doit débuter au plus tard le dernier jour du neuvième mois. Le congé prend alors fin au plus tard le dernier jour du dixième mois suivant la naissance ou l’arrivée de l’enfant.
Par exception, pour les enfants nés ou arrivés au foyer entre le 1er janvier et le 31 mai 2026, ainsi que pour les enfants nés prématurément dont la naissance était prévue à compter du 1er janvier 2026, les périodes de congé peuvent débuter jusqu’au 31 mars 2027.
Le délai de neuf mois est prolongé dans les mêmes proportions lorsque la durée des congés de maternité, de paternité ou d’adoption est elle-même augmentée. Il en est notamment ainsi en cas :
- de report d’une partie du congé prénatal sur le congé postnatal ;
- de naissances multiples ;
- de naissance à partir du troisième enfant ;
- d’accouchement prématuré ;
- de congé pathologique ;
- d’hospitalisation de l’enfant ;
- ou lorsqu’une convention ou un accord collectif prévoit un allongement de ces congés.
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